Délégationde Champagne Sud

Champagne Sud

Au sein du bureau de la délégation

Témoignage

Régine Galmiche, présidente du Secours Catholique Champagne Sud témoigne de son engagement durant les confinements successifs.

Régine GALMICHE

publié en janvier 2021

Quelle est votre histoire avec le Secours Catholique ?

Bénévole depuis plus de vingt ans, j’ai répondu à toutes les responsabilités offertes par le Secours Catholique. Responsable d’équipe, bénévole référent, présidente…. Tout est vraiment possible ! C’est dire que j’en ai vécu des situations avec le Secours, mais jamais comme celle que le confinement de mars m’a fait vivre. Active, comme tous dans la délégation, j’ai été empêchée : plus de déplacement, plus de rencontre… Un temps de flottement sidérant. Qu’allons-nous faire ? Comment-allons-nous faire pour continuer notre mission ?

Comment avez-vous vécu cette période de crise à compter de mars ?

Je vous laisse imaginer le temps passé au téléphone avec Cyril, notre délégué, qui, d’ailleurs, compte-tenu de la situation, a retardé son départ du Secours Catholique. Tous ensemble, avec les salariés et les animateurs, en télétravail, nous avons dû nous organiser en fonction des décisions du Gouvernement et du siège national. Tous les jours, la cellule de crise du siège adressait une note : ce qui était autorisé, ce qui ne l’était pas, les procédures à mettre en place, les revirements… J’ai appris les visio et audio conférences. Avec le siège, avec les délégations du Grand Est, la recherche de coordination avec les autres associations, nos complémentarités et nos différences, les interpellations des conseils départementaux, des préfectures… J’ai encore l’impression qu’avec Cyril, je pilotais un centre stratégique. À cela s’ajoutait le sentiment ambivalent, d’être à la fois utile, il fallait bien gérer les situations, continuer à donner du souffle, et en même temps, la sensation que quelque chose échappait…

Comment voyez-vous les choses maintenant ?

Aujourd’hui, nous sommes dans une nouvelle forme de confinement, plus légère, même si la situation générale demeure préoccupante. En respectant les protocoles sanitaires, nous pouvons avec beaucoup de discernement continuer à agir, à minima certes. En écoutant les bénévoles, j’entends que l’envie d’être auprès des plus pauvres est toujours là, et elle m’anime aussi. Le confinement nous fait réfléchir. Il révèle des manques à combler, des richesses à développer, des pratiques nouvelles à expérimenter, des idées… Et c’est avec tout cela que je poursuis ma mission de bénévole auprès des plus fragiles. Je crois que contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette période est révélatrice de la place que nous avons dans le champ de la solidarité. Nous y avons des choses à montrer et d’autres à dire. Et je trouve cela encourageant pour l’avenir !

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