Délégationde Champagne Sud

Campagne globale Migrations

Changer de regard

Une journée de partages

Dans l’objectif de changer de regard sur les personnes migrantes, le 6 novembre 2019, les acteurs de la délégation Champagne Sud, des départements de l’Aube et de la Haute-Marne, partageaient leurs réflexions sur cette thématique.

Jeux du monde

publié en juin 2020

Durant cette journée, trois temps forts furent organisés.

> Ce furent des échanges à partir de récits poignants sur des parcours d’exil. La journée a débuté à Bar-sur-Aube, au centre d’accueil pour les demandeurs d’asile (CADA), par une rencontre spécialement prévue entre les partenaires bangladais et les personnes migrantes prises en charge par le dispositif. L’occasion a été donnée aux volontaires de livrer des récits poignants, parfois difficiles à entendre. Les travailleurs sociaux ont également pu présenter le parcours type d’une demande d’asile en France.

> Ce fut un après-midi de partage, autour des jeux du monde. Personnes migrantes, accueillies dans nos espaces, bénévoles de la délégation, tous étaient conviés à la salle Jeanne d’Arc de Bar-sur-Aube, au partage d’un déjeuner convivial suivi d’un après-midi ludique autour des jeux du monde. L’occasion a permis à tous de se découvrir, d’appréhender ce qui nous distingue et nous lie à la fois, autour de nos jeux et nos cultures et forcément, de favoriser des moments magiques.

> Enfin, ce fut une soirée-débat riche de témoignages et d’interventions pour ouvrir le dialogue.

Plus de quatre-vingt-dix personnes avaient fait le déplacement à la Maison Sainte-Claire de Chaumont pour assister à cette soirée, riche de témoignages, de réflexions et d’échanges.

Ce 6 novembre étant également le jour de sortie du Rapport statistique annuel du Secours Catholique, notre présidente de délégation s’est saisie de l’événement pour restituer quelques grands apports sur la part des personnes migrantes passant nos portes. Un chiffre parmi d’autres : sur l’ensemble du territoire national, 43,6 % des personnes accueillies dans nos espaces en 2018 sont des étrangers pour seulement 30 % en 2010, soit désormais près d’une personne accueillie sur deux.

Parmi ces étrangers, 58 % n’ont pas de statut légal stable, le durcissement des conditions de régularisation constitue donc un facteur majeur de précarité.

Ce fut ensuite au tour des partenaires OKUP (organisation communautaire de migrants) d’intervenir sur la situation extrêmement préoccupante des travailleurs émigrés bangladais, particulièrement présents dans les pays du Golfe. Un témoignage riche d’enseignement sur la nécessité de préparer et d’informer au maximum les personnes qui quittent leur pays en quête d’un avenir meilleur et pour qui le rêve se transforme parfois en cauchemar. L’occasion de questionner également le rôle des États et de leur coordination.

Enfin, avant de laisser place aux échanges avec la salle, quatre invités de choix nous ont fait l’honneur de débattre sur les conditions d’accueil des personnes migrantes en France et sur le regard que notre société leur porte : Wanda Saire, directrice générale de l’Association pour l’accueil des travailleurs et des migrants (AATM), Claire Colliat, collaboratrice parlementaire de Bérangère Abba (députée de la première circonscription de Haute-Marne), Marie-Claire Thirion, bénévole particulièrement investie auprès des migrants et Jimmy Weidner, chef du bureau Migrations et intégration à la préfecture de la Haute-Marne. Chacun d’entre eux a pu nourrir le débat en s’appuyant sur ses réalités propres.

La présentation des différents points de vue a pu apporter sur ce sujet des éclaircissements au public présent et ainsi une prise de hauteur et un changement de regard. L’objectif a pu être largement atteint lors de cette journée riche de sens !

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