Délégationde Champagne Sud

Un regard, un sourire, un bonjour

Je me présente, je suis Arlette, une mamie de 75 ans. Je fais partie des personnes qui touchent une petite retraite. Je vais vous raconter comment, avec des préjugés, le mal se fait.

publié en avril 2018

À Chalindrey, nous avons ce qu’on appelle les « tables ouvertes paroissiales » (TOP), quatre fois dans l’année. C’est un temps de rencontre pour toutes les personnes qui le désirent, pour se parler, faire connaissance. C’est très convivial devant un petit goûter !

Mais le samedi 3 février, je n’avais aucune envie de m’y rendre car je savais que les « invités surprise » étaient des migrants du CAO (centre d’accueil et d’orientation) de Langres et je les avais déjà « classés » dans la catégorie des profiteurs :
- « Les migrants sont mieux logés que nos SDF » ;
- « Les migrants sont soignés aux frais des Français » ;
- « Les migrants profitent des allocations » ;
- « Les migrants touchent un montant plus élevé que ma retraite ».

Et j’en passe… Ma tête était remplie de tout et de rien !

Mais, par respect pour les personnes organisant les TOP, j’ai décidé d’y aller. Je ne le regrette pas, car cela m’a permis de balayer mon opinion et surtout d’avoir une meilleure image de ces jeunes un peu perdus parmi nous.

Après les avoir écoutés, on ne peut rester ni indifférent, ni insensible à leur parcours… Encouragés par leurs parents, ils ont quitté leur pays, leur famille, perdu leur identité !

Je n’ai pas ressenti de pitié mais j’ai constaté leur grande volonté de s’en sortir. J’ai été très émue par leur parcours semé d’embûches et par cette épreuve qui est la leur : abandonner famille, amis pour essayer de vivre tout simplement.

Je suis désolée de n’avoir rien compris et je leur souhaite de réussir avec mon encouragement.

Un rien, une rencontre peut changer la mentalité de tous, il faut seulement le vouloir !

Arlette, bénévole

Imprimer cette page

Faites un don en ligne